CettefĂȘte est la cĂ©lĂ©bration du Dieu d'amour qui se rĂ©vĂšle en donnant son corps et son sang, en se donnant Ă  nous comme nourriture de vie Ă©ternelle. Le sens de la fĂȘte du corps et du sang du Christ est un peu diffĂ©rent de celui de la FĂȘte Dieu qui Ă©tait plus centrĂ©e sur l'adoration de la prĂ©sence rĂ©elle du Christ. SAINTSACREMENT DU CORPS ET DU SANG DU CHRIST-----Lecture du livre de la GenĂšse (14, 18-20) Lecture de la premiĂšre lettre de saint Paul apĂŽtre aux Corinthiens (11, 23-26) Évangile de JĂ©sus Christ selon saint Luc (9, 11b-17) « En ce temps-lĂ , JĂ©sus parlait aux foules du rĂšgne de Dieu, et guĂ©rissait ceux qui en avaient besoin. Le jour PĂŽlemissionnaire du Perche sud BellĂȘme – Le Theil-sur-Huisne FĂȘte du Corps et du Sang du Christ 19 juin 2022 Paroisse Saint-LĂ©onard-des-ClairiĂšr; FĂȘte du Corps et du Sang du Christ 19 juin 2022 Paroisse Saint-LĂ©onard-des-ClairiĂšres. dimanche 19 juin 2022, par Martine. Documents joints. 19 juin - Zip - 15.4 ko. Rubriques; Priez FĂȘtedu Corps et du Sang du Christ « C ». 18 juin 2022. FrĂšres et sƓurs, nous voici rassemblĂ©s pour cĂ©lĂ©brer ensemble la FĂȘte-Dieu, c’est-Ă -dire le mystĂšre de l’Eucharistie, la prĂ©sence du Corps et du sang du Christ dans le pain et le vin consacrĂ©s au cours de la messe. Pour cette fĂȘte, la liturgie nous a fait entendre un Butde cette fĂȘte : » HONORER JĂ©sus-Christ prĂ©sent dans le Sacrement de son Amour, » AFFIRMER solennellement notre FOI EN SA PRÉSENCE RÉELLE dans la Sainte Eucharistie, » REMERCIER DIEU pour ce rĂ©sumĂ© de tous ses bienfaits qu’est le Pain eucharistique, » RÉPARER solennellement pour tant d’outrages que JĂ©sus reçoit dans ce Lepape prĂ©side la messe cĂ©lĂ©brĂ©e sur le parvis de l'Ă©glise Santa Monica dans un quartier populaire d'Ostie prĂšs de Rome. La FĂȘte-Dieu commĂ©more la prĂ©sence 1FĂȘte du corps et du sang de JĂ©sus Christ, AnnĂ©e B, MĂ©ditation Dimanche 6 juin 2021. Ex 24, 3-8 ; He 9, 11-15 ; Mc 14, 12-16. 22-26 Notre Dame du Rosaire – Les Lilas Évangile de JĂ©sus Christ selon saint Marc 14, 12-16 et 22-26. EJgs. Feuille d’information paroissiale du dimanche 6 juin 2021 Saint Sacrement – FĂȘte-Dieu La FĂȘte du Saint-Sacrement, cĂ©lĂ©brĂ©e le 2e dimanche aprĂšs la PentecĂŽte, est un appel Ă  approfondir le sens de la prĂ©sence de JĂ©sus-Christ dans le sacrement de l’eucharistie. FĂȘte du Corps et du Sang du Christ Depuis la rĂ©forme liturgique du concile Vatican II, la FĂȘte Dieu est appelĂ©e FĂȘte du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ ». La FĂȘte du Corps et du Sang du Christ commĂ©more l’institution du sacrement de l’eucharistie. Elle est un appel Ă  approfondir le sens de l’eucharistie et sa place dans notre vie. Cette fĂȘte est la cĂ©lĂ©bration du Dieu d’amour qui se rĂ©vĂšle en donnant son corps et son sang, en se donnant Ă  nous comme nourriture de vie Ă©ternelle. Le sens de la fĂȘte du corps et du sang du Christ est un peu diffĂ©rent de celui de la FĂȘte Dieu qui Ă©tait plus centrĂ©e sur l’adoration de la prĂ©sence rĂ©elle du Christ. Source Sa parole rĂ©alise ce qu’elle dit 
 Le Corps et le Sang de JĂ©sus sont le signe, non plus symbolique, mais rĂ©el de l’union de Dieu et des hommes en JĂ©sus-Christ qui est Vrai Dieu et Vrai Homme. À la sainte CĂšne JĂ©sus dit ceci est mon corps, ceci est mon sang ». Le pain ne reprĂ©sente pas le Corps de JĂ©sus, mais il devient le Corps de JĂ©sus. Sa parole rĂ©alise ce qu’elle dit. Le sacrement est le signe efficace de la Vie de Dieu qui entre en l’homme celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie Ă©ternelle ». JĂ©sus parle de ce geste Ă  reproduire comme un mĂ©morial. Il ne s’agit donc pas d’une commĂ©moration. Pour un juif, accomplir un mĂ©morial, c’est rendre prĂ©sent celui dont on fait mĂ©moire. C’est une prĂ©sence effective. Quand nous entrons dans la vie, il faut que quelqu’un nous nourrisse. Mais ce n’est pas suffisant. On sait maintenant qu’un bĂ©bĂ© qui n’est pas aimĂ©, se laisse mourir. Ainsi, par le baptĂȘme nous accueillons une nouvelle naissance Ă  la Vie de Dieu. A la communion, c’est la substance divine qui vient entretenir cette Vie qui vient du PĂšre. Il ne manque plus que l’amour. L’amour, c’est l’Esprit Saint qui nous est donnĂ© par JĂ©sus et qu’il nous envoie d’auprĂšs du PĂšre. » Source HomĂ©lie de Mgr Michel Aupetit HomĂ©lie du 3 juin 2018. Paul VĂ©ronĂšse, Le repas chez Levi huile sur toile, 1573, Gallerie dell’Academia de Venise, Italie. Posted at 1605h in HomĂ©lies HomĂ©lie Chacun de nous s’il prĂȘte l’oreille de son cƓur » – comme nous y invite St BenoĂźt dans sa RĂšgle – entend l’appel de Dieu. Comment le discerner et y rĂ©pondre en libertĂ© et responsabilitĂ© ? C’est le chemin que nous trace la Parole de Dieu aujourd’hui. Dans le sillage de la fĂȘte du SacrĂ©-cƓur qui nous a fait mĂ©diter l’amour fou de Dieu pour chacun de nous, nous accueillons JĂ©sus. Car ce n’est pas nous qui avons aimĂ© Dieu, mais c’est lui qui nous a aimĂ© en premier » et qui nous appelle. Le signe en est que son amour nous presse » Ă  travers l’appel Ă  le suivre Parole de vie venant d’un prophĂšte – comme ÉlisĂ©e Ă  la suite d’Élie ; rencontre de JĂ©sus qui nous rejoint sur notre route et sa Parole rend notre cƓur tout brĂ»lant ». La marque de l’appel venant de l’amour de Dieu est une disposition intĂ©rieure immĂ©diate Ă  le suivre, car il nous rend vraiment heureux la plupart des rĂ©ponses positives Ă  l’appel de JĂ©sus dans l’évangile sont marquĂ©es par aussitĂŽt, ils le suivirent » ! JĂ©sus attend cette promptitude de notre part. Notre obĂ©issance Ă  son appel nous rend vraiment libres, de la libertĂ© de l’Esprit qui est l’amour de Dieu rĂ©pandu dans notre cƓur car son appel nous Ă©veille Ă  notre dĂ©sir profond et nous met avec JĂ©sus sur le chemin de son accomplissement. RejetĂ© par les Samaritains, JĂ©sus doux et humble de cƓur » est mĂ©connu par ses disciples qui veulent les foudroyer par le feu du ciel, tandis qu’il marche avec dĂ©termination vers JĂ©rusalem. Nous sommes appelĂ©s Ă  le suivre et il nous avertit de la rudesse du chemin Être gĂ©nĂ©reux ne suffit pas. Je te suivrai partout oĂč tu iras ! » le Fils de l’homme n’a pas oĂč reposer la tĂȘte il est rejetĂ© de partout ! Accepte-tu la pauvretĂ© avec moi ? Être appelĂ© ne suffit pas. Suis-moi ! » mais accepte-tu avec moi l’incomprĂ©hension et le rejet ? Laisse-moi d’abord
 » Celui qui met la main Ă  la charrue et regarde en arriĂšre ne marche pas droit » accepte-tu avec moi la solitude, il n’y a pas de oui, mais » dans ma dĂ©termination Ă  tĂ©moigner de l’amour inconditionnel du PĂšre. Aujourd’hui, St Luc nous montre JĂ©sus Ă  un tournant de sa mission l’Heure approche oĂč JĂ©sus en montant Ă  JĂ©rusalem, allait ĂȘtre enlevĂ© de ce monde enlevé’ par sa mort due Ă  sa fidĂ©litĂ© Ă  tĂ©moigner de la misĂ©ricorde du PĂšre ; enlevé’, car confirmĂ© dans sa mission par sa rĂ©surrection dans la gloire du PĂšre. La lettre de St Paul aux Galates nous donne de discerner la vraie libertĂ© sous la conduite de l’Esprit Ă  la suite de JĂ©sus, et c’est lĂ , aprĂšs la promptitude de notre rĂ©ponse, le deuxiĂšme critĂšre d’un appel de Dieu suivre l’Esprit de JĂ©sus c’est renoncer Ă  notre Ă©goĂŻsme, pour vivre nos relations dans l’amour et le respect d’autrui. En retour, JĂ©sus nous donne de goĂ»ter que servir Dieu c’est rĂ©gner avec lui, c’est passer avec lui de la mort Ă  la vie, c’est faire de notre vie une eucharistie. FrĂšre Jean-Marie Moine du Bec SAINTE CÈNE N° 35PENITENCE JÉSUS-CHRIST, NOTRE SAINT SAUVEUR Jesus Christus, unser Heiland, der von uns Gottes Zorn 1524 Sankt Johannes Hus lied gebessert. Martinus Luther. – Le chant de Saint Jan Hus augmentĂ©. Martin Luther. Klug 1533, 27b alld IV frs IV Jean Hus – Martin Luther 1. JĂ©sus-Christ, notre saint Sauveur, 3 2 Porta la colĂšre du CrĂ©ateur, 2 Souffrit dans son Ăąme, son corps, 2 Et nous sortit des liens de la mort. 2 2 2. Que chacun s’en souvienne encor A manger il donne le pain, son corps, A boire il nous donne le vin, Son corps brisĂ© et son sang trĂšs saint. 3. A la table qui veut venir, Celui-lĂ  d’abord doit se repentir, N’ĂȘtre point indigne de cƓur Pourquoi boire et manger son malheur ? 4. Tu loueras le PĂšre Sauveur, Qui te place Ă  table comme un seigneur. Pour nourrir ton Ăąme, ton corps, Il a donnĂ© son Fils dans la mort. 5. Tu dois croire et n’en pas douter, Que, dans ce repas que tu vas goĂ»ter, T’est donnĂ© un mĂ©dicament Qui guĂ©rit l’ñme et le cƓur souffrant. 6. Cette grĂące, cette bontĂ©, Un cƓur assoiffĂ© pourra les goĂ»ter. Un cƓur orgueilleux perd son temps Il n’obtiendra rien, rien ne l’attend. 7. JĂ©sus dit Approchez-vous tous. Vous les faibles, je prends pitiĂ© de vous. » Le fort n’a besoin d’aucun soin L’orgueil le perd, il meurt Ă  la fin ! 8. Si tu peux justice obtenir, Me faut-il encore pour toi mourir ? Cette table ne peut t’aider, Si tu dis que tu peux te sauver. 9. Si tu crois cela dans ton coeur Et confesses ta foi dans le Sauveur, La table dressĂ©e te nourrit Tu es conduit par le Saint-Esprit. 10. Il naĂźtra de toi du bon fruit, L’amour du prochain, la paix qui produit L’entente et l’accord, la bontĂ©, EspĂ©rance et foi, et la vĂ©ritĂ©. pas d’Amen . Texte allemand Jesus Christus, unser Heiland, 3 2 Der von uns den Gottes Zorn wandt, 4 Durch das bitter Leiden sein 2 Half er uns aus der Hölle Pein. 2 3 . Dass wir nimmer des vergessen, Gab er uns sein Leib zu essen, Verborgen im Brot so klein, Und zu trinken sein Blut in dem Wein. . Wer sich will zu dem Tisch machen, Der hab wohl acht auf sein Sachen ; Wer unwĂŒrdig hinzugeht, FĂŒr das Leben den Tod empfĂ€ht. . Du sollst Gott den Vater preisen, Dass er dich so wohl wollt speisen Und fĂŒr deine Missetat In den Tod sein Sohn geben hat. . Du sollst glauben und nicht wanken, Dass’s ein Speise sei den Kranken, Den’n ihr Herz von SĂŒnden schwer Und vor Angst ist betrĂŒbet sehr. . Solch gross Gnad und Barmherzigkeit Sucht ein Herz in grosser Arbeit ; Ist dir wohl, so bleib davon, Dass du nicht kriegest bösen Lohn. . Er spricht selber Kommt, ihr Armen, Lasst mich ĂŒber euch erbarmen; Kein Arzt ist dem Starken not, Sein Kunst wird an ihm ein Spott. . HĂ€ttst du dir was konnt erwerben, Was musst ich dann fĂŒr dich sterben ? Dieser Tisch auch dir nicht gilt, So du selber dir helfen willt. »1 . Glaubst du das von Herzensgrunde Und bekennest mit dem Munde, So bist du recht wohlgeschickt, Und die Speise dein Seel erquickt. . Die Frucht soll auch nicht ausbleiben Deinen NĂ€chsten sollst du lieben, Dass er dein geniessen kann, Wie dein Gott an dir getan. kein Amen . 1 konnt » forme archaĂŻque et dialectale de gekonnt », qui dans EG est orthographiĂ©e ’konnt », pour signaler l’élision de la premiĂšre syllabe. Willt », forme archaĂŻque et dialectale de willst », employĂ©e par Luther Ă  cause de la rime avec gilt ». Ces formes archaĂŻques, frĂ©quemment conservĂ©es dans les dialectes, sont assez courantes dans la poĂ©sie allemande, car, en Allemagne, les formes dialectales et le Hochdeutsch voisinent, la plupart des gens parlant les deux. Pour cette raison, ces formes anciennes sont maintenues dans les cantiques. . Le texte Les sources Le texte de ce cantique remonte Ă  plusieurs sources d’abord un chant de Jan Jean Hus, le RĂ©formateur de BohĂšme. L’édition de Luther de 1524 et celle de Klug en 1533, donnent le sous-titre suivant Das Lied S. Johannis Hus’ gebessert – Le chant de saint Jean Hus amĂ©liorĂ© », ce qui montre que Luther reprend ce chant d’un PrĂ©rĂ©formateur, qu’il considĂšre en mĂȘme temps comme un martyr en l’appelant saint », mais il procĂšde Ă  des changements et des ajouts en fonction de sa propre thĂ©ologie. Le mot gebessert », que Luther emploie pour Christ lag in Todes Banden » et Komm Heiliger Geist, Herre Gott », au sens de augmentĂ© », se retrouve dans l’entĂȘte de ce chant. En fait, il semble que Luther n’ait empruntĂ© que la premiĂšre strophe de ce chant tchĂšque et que le reste soit essentiellement de lui. Les chants d’origine tchĂšque Ă©taient connus en Saxe dĂšs les premiers temps de la RĂ©forme. Ils Ă©taient nombreux. 1 En 1531, Michael Weisse Ă©dita le premier recueil des Böhmische BrĂŒder – FrĂšres de BohĂšme, contenant 157 chants, dont un certain nombre de textes et mĂ©lodies d’origine tchĂšque. Luther, qui connaissait le chant de Hus dans sa forme latine, l’a, dĂšs avant 1524, repris et complĂ©tĂ©. Une deuxiĂšme source, selon EG 215, provient du chant latin Jhesus Christus nostra salus », de Jean de Jenstein, avant 1400, attestĂ© Ă  Hohenfurth en 1410. LĂ  aussi, les emprunts Ă  ce chant paraissent peu importants. En revanche, il semble que Luther, sur cette base premiĂšre, ait incorporĂ© dans un chant les thĂšmes de ses prĂ©dications du temps de la Passion, en particulier celles des dimanche Invocavit, des Rameaux, et du Jeudi saint, de l’annĂ©e 1524, et ceux d’une prĂ©dication sur la pĂ©nitence et le sacrement = Sainte CĂšne de la mĂȘme annĂ©e. Les thĂšmes Le chant vise Ă  la prĂ©paration Ă  la sainte CĂšne, mais il est aussi destinĂ© Ă  ĂȘtre chantĂ© pendant la communion au pain, comme le Sanctus allemand » et le Gott sei gelobet ». Dans la Deudsche Messe de 1526, Luther stipule expressĂ©ment Und die weyl singe das deutsche sanctus odder das lied Gott sey gelobet oder Johans Hussen lied Jhesus Christus unser heyland – et pendant ce temps la communion au pain, qu’on chante le sanctus allemand ou le chant Gott sey gelobet ou le chant de Jean Hus JĂ©sus-Christ, notre saint Sauveur » 99/5-16. En fait, le chant consiste en un vaste dĂ©veloppement dogmatique sur l’Ɠuvre salvatrice du Christ et sur l’incapacitĂ© de l’homme de se libĂ©rer de son pĂ©chĂ©. Le chant se divise en deux grandes parties A. L’Ɠuvre du Christ et la confession des pĂ©chĂ©sB. L’humilitĂ© du vrai chrĂ©tien et l’orgueil du faux A. Str. 1 et 2 l’Ɠuvre du Christ, son anamnĂšse. La parole du Christ s’y trouve nicht vergessen – ne pas oublier », c’est-Ă -dire se rappelerStr. 3 et 4 abandonner son indignitĂ© », en confessantson pĂ©chĂ© et en rendant grĂące Ă  Dieu. B. Str. 5 Ă  8 affirmation de l’incapacitĂ© d’un homme Ă  se sauver,et de l’impossibilitĂ© Ă  un orgueilleux de seulementrecevoir la grĂące de la CĂšne. Seul, le cƓur humblepeut trouver un profit dans la 9 Ă  10 conclusion celui qui croit cela du cƓur et leconfesse de la bouche », selon St Paul, dansRom. 10/10, peut recevoir la CĂšne avec double profit,Ă  savoir le pardon de ses pĂ©chĂ©s et les fruits de justice. La deuxiĂšme partie est la plus frappante, Ă  cause de cette insistance sur le profit pour l’humble et le dĂ©savantage pour l’orgueilleux. Cette derniĂšre reflĂšte la thĂšse du serf-arbitre de l’homme, incapable de se sauver lui-mĂȘme str. 6 et 8. La thĂšse de la CĂšne nourriture » et mĂ©dicament de l’ñme », str. 5, est Ă©galement Ă©voquĂ©e. Luther n’ajoute pas pour le corps », mais cette idĂ©e se trouve dans certains chants de l’époque. DignitĂ© et indignitĂ© du communiant Les Biblische Quellen der Lieder », p. 296, indiquent les sources bibliques et les commentent et disent en substance La citation centrale du texte est I Corinthiens 11/23-29, avec ses deux aspects l’institution de la CĂšne par le Christ, et la restriction du verset 27 Celui qui mangera indignement le pain et la coupe du Seigneur, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur. » Cette citation apparaĂźt Ă  la strophe 2, rĂ©sumant aussi les textes de l’institution des Synoptiques. Face Ă  cette indignitĂ© », Luther cite deux fois l’évangile de Matthieu d’abord Mt. 11/28 Venez Ă  moi, vous tous qui ĂȘtes fatiguĂ©s et chargĂ©s, je vous donnerai du repos. » La citation directe figure Ă  la strophe 7 Kommt, ihr Armen, lasst mich ĂŒber euch erbarmen – Venez, vous les pauvres, laissez-moi avoir pitiĂ© de vous. » Mais le thĂšme se trouve dans les 5 strophes de 5 Ă  9. La deuxiĂšme citation de Matthieu figure dans 9/12 Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de mĂ©decin, mais les malades. » Cette citation forme la deuxiĂšme moitiĂ© de la strophe 7 Kein Artzt ist dem Starken not – Le fort n’a pas besoin de mĂ©decin », annoncĂ©e Ă  la strophe 5 par Dass’s ein Speis’ sei der Kranken – que ceci soit une nourriture pour les malades. » Il a pparaĂźt que les strophes 5 Ă  9 se prĂ©sentent comme un enchevĂȘtrement des deux versets Matthieu 11/28 et 9/12 Str. 5 9/12 + 11/28Str. 6 11/28 + 9/12 + I Cor. 11/27Str. 7 11/28 + 9/12Str. 8 9/12Str. 9 11/28 En suivant ce schĂ©ma, le plan du chant est diffĂ©rent de celui, plutĂŽt dogmatique, donnĂ© plus haut, tout en gardant les deux grandes parties identiques A. str. 1 Ă  4 l’institution de la CĂšne, selon I Cor. 11/23-26, avec la restriction de 27,+ une strophe d’action de grĂąces concluant cette partie. B. str. 5 Ă  9 alternance de Mt. 11/28 et 9/12,+ une strophe finale sur les fruits de la CĂšne et l’amour du prochain. Les deux derniĂšres strophes l’action de grĂąces La fin de la strophe 9 Und die Speis die Seel erquickt – et cette nourriture rassasie l’ñme », ainsi que la derniĂšre strophe 10, sont un rappel de la priĂšre d’action de grĂąces Ă  la fin de la CĂšne, qui s’énonce ainsi Nous rendons grĂące, parce que tu nous as rassasiĂ©s par la communion au corps et au sang de ton Fils JĂ©sus-Christ. » Puis il est demandĂ© que cette communion produise en nous des fruits de grĂące et de vĂ©ritĂ©,
, un amour vrai envers les frĂšres et nos prochains. » Le mot Speis – nourriture» est une allusion Ă  la priĂšre d’action de grĂąces de la DidachĂ© A nous tu as donnĂ© une nourriture spirituelle. » Le grec brĂŽsis pneumatikĂ© – nourriture spirituelle » est devenu un terme technique dĂ©signant le pain et le vin de la CĂšne. Luther ne place pas de Gloria Ă  la fin du cantique, ni mĂȘme un Amen, comme il est habituel dans ce type de chant hymnique. Il en est de mĂȘme pour le Gott sei gelobet », qui s’achĂšve par le Kyrie eleison ». La raison en est que ces cantiques doivent d’abord ĂȘtre chantĂ©s au cours de la communion et servir Ă  mĂ©diter celle-ci. Le chant reste ouvert, puisque la CĂšne n’est pas achevĂ©e. Chez Luther, aprĂšs ces deux chants au choix, on communie au vin. En effet, dans la Deudsche Messe, il continue en disant Darnach segne man den kilch und gebe denselbigen auch und singe, was ubrig ist von obengenanten liedern oder das deudsch Agnus dei – Ensuite aprĂšs la communion au pain et le chant qu’on bĂ©nisse le calice et qu’on donne aussi celui-ci et chante le reste des chants citĂ©s plus haut ou l’Agnus dei allemand. » Ce qui signifie que les deux cantiques Ă©taient chantĂ©s en deux parties, et que, pour le chant du Hussen lied – chant de Hus », les strophes 9 et 10 d’action de grĂąces Ă©taient chantĂ©es aprĂšs la communion complĂšte. Fonction et usage du chant Le chant vise Ă  la fois la prĂ©paration Ă  la CĂšne et l’accompagnement par le chant de la communion. Il peut ĂȘtre employĂ© dans la partie pĂ©nitentielle prĂ©cĂšdant la CĂšne ou pendant la communion, par exemple s’il y a deux cercles ou une communion ambulatoire ceux qui ne communient pas chantent, selon une ancienne tradition des Églises. Le chant pourra ĂȘtre utilisĂ© par exemple le dimanche des Rameaux, Ă  l’entrĂ©e de la Semaine sainte, ou bien le Jeudi saint, jour de l’Institution de la CĂšne. Ou encore dans le temps de la Passion, au dimanche Invocavit 1er D. de CarĂȘme ou Laetare 4e CarĂȘme, et dimanche aprĂšs le jeudi de la Mi – CarĂȘme, si on veut cĂ©lĂ©brer une CĂšne avec une introduction pĂ©nitentielle bien marquĂ©e. Par lĂ , l’intention premiĂšre de Luther dans ses prĂ©dications pour ces dimanches et fĂȘtes du temps de la Passion est maintenue. Le chant sera associĂ© Ă  la priĂšre de pĂ©nitence et Ă  des lectures en rapport. MĂ©lodie La mĂ©lodie classique est ancienne elle remonte au XIVe siĂšcle, est attestĂ©e Ă  l’abbaye de Hohenfurt en 1415, annĂ©e de la mort de Hus. Elle se trouve dans le Klug de 1533. Elle prĂ©sente la caractĂ©ristique d’avoir des fleurs » musicales mĂ©lismes dans chaque ligne, de 4 Ă  2 notes selon le vers. Cette maniĂšre de chanter, typiquement mĂ©diĂ©vale, est relativement difficile Ă  premiĂšre vue. En fait, il ne faut pas chanter trop vite, pour laisser le temps aux notes de s’épanouir et au sens de se dĂ©velopper, et aussi pour pouvoir bien prononcer le texte, ce qui n’est pas si facile. Ce type de chant est mĂ©ditatif, et demande qu’on prenne son temps. Comme il comporte 10 strophes, celles-ci pourront ĂȘtre chantĂ©es en deux groupes alternĂ©s, ce qui permet la mĂ©ditation, et mĂȘme en quatre parties, selon le plan indiquĂ© plus haut. Une deuxiĂšme mĂ©lodie est donnĂ©e par Klug 1533, sans prĂ©cision d’origine. Elle est plus simple, ne comportant aucune double ou triple note. Il est possible que la difficultĂ© de la premiĂšre mĂ©lodie ait Ă©tĂ© ressentie trĂšs tĂŽt. En effet, le livre de cantiques de Matthieu Barthol, Pseaumes, Hymnes et Cantiques », de 1596 Ă  Franfort, rééditĂ© en 1612, ne donne que cette deuxiĂšme mĂ©lodie diffĂ©rente. Le texte de la traduction de Barthol, en IV peut se chanter sur les deux LE TEXTE LATIN DE JAN HUS JHESUS CHRISTUS, NOSTRA SALUS IV Texte Jhesus Christus, nostra salusJan Hus 1360-1415et Johann von Jenstein 1347-1400,ce qui placerait le chant avant dans SĂ€mtliche Werke Martin Luthers,oeuvres complĂštes de Martin Luther,Weimar, Band 35, 1895 MĂ©lodie originale Hohenfurth 1410 ? Texte latin Comme dĂ©jĂ  indiquĂ© plus haut, dans les sources » du chant allemand de Luther, il est difficile d’établir ce qui, dans le chant latin, remonte Ă  Hus, puisqu’un autre auteur est supposĂ© avoir participĂ© Ă  sa composition, Johann von Jenstein, de 13 ans plus ĂągĂ© que Hus. Le texte relevĂ© ici il en existe des variantes, compte 10 strophes et se divise en 4 parties Str. 1. rappel du sacrifice du Christ et de son mĂ©morial Ă  la 3e personneallusion au seul painStr. 2-8 commence par une exclamation O quam sanctus panis »mĂ©ditation sur le pain et sur le corps du Christ. 2-5+8 3e personne6-7 3e personneĂ  aucun moment le sang et le vin ne sont mentionnĂ©sStr. 9-10a commence par une exclamation O quam magna tu secisti » 2e personneStr. 2 panis, 2 fois, str. 5 in carne, 1 foisle vin apparaĂźt, en 9 et 10a pour la premiĂšre fois, et citĂ© avant le pain dans 9 Vini et panis specie », et aprĂšs lui en 10a Caro cibus, sanguis vinum »Str. 10b doxologie finale au Chrit, en 2 vers. ThĂ©ologie du texte latin et du texte allemand de Luther Ce texte est dogmatiquement trĂšs dense, et a un cĂŽtĂ© plus pĂ©dagogique et explicatif que pastoral ou laudatif. Les commentateurs sont surpris par la longue insistance des strophes 1 Ă  8 sur le pain et la brĂšve citation du vin dans les deux strophes 9 et 10, tout Ă  la fin du chant. On dirait que ce chant est un commentaire de l’hostie1, dont le terme apparaĂźt immĂ©diatement Ă  la 1e strophe. Le chant rappelle le O salutaris hostia » de St Thomas d’Aquin. Ces strophes 1 Ă  8 reflĂštent-elles la thĂ©ologie de Hus ? Celui-ci prĂ©conisait la CĂšne sous les 2 espĂšces. La strophe 5 est frappante Non es panis, sed es deus ». Il s’agit de la transsubstantiation, mais appliquĂ©e au seul pain. Mais il semble que Hus ne rejetait pas la transsubstantiation. Ce qu’il voulait, c’est la communion sous les deux espĂšces, telle qu’elle s’était toujours faite jusqu’à peu avant son temps. Autre question la troisiĂšme partie, commençant par une rĂ©pĂ©tition de l’exclamation O quam », est-elle un ajout de la plume de Jean Hus, Ă  un texte plus ancien et trĂšs thomiste, qui serait celui de Johann von Jenstein ? En effet les deux derniĂšres strophes insistent fortement sur les deux espĂšces, placĂ©es Ă  Ă©galitĂ©. Le texte de Luther diffĂšre fortement de celui de ce chant latin. Luther le fait d’ailleurs savoir, puisqu’il indique au dessus du chant Sankt Johannes Hus lied gebessert. » Ici cette mention ne signifie pas augmentĂ© » dans le nombre des strophes, puisque leur nombre de 10 dans le texte latin reste le mĂȘme chez Luther, mais certainement corrigĂ© », en pensant aux paroles. Luther commence Ă©galement par une strophe et demi d’introduction, qui rappelle d’abord les souffrances du Christ et le don de soi dans le sacrement, mais passe tout de suite au pain et au vin dans la 2e strophe. Il semble que Luther saute de la strophe latine 1 Ă  la 9-10, Ă©liminant l’hostie de la strophe 1 et plaçant dans celle-ci le pain et le vin de la strophe 9-10. Il abandonne tout le dĂ©veloppement sur le seul pain des strophes 2 Ă  8. les deux espĂšces accompagnent tout le texte de Luther, mĂȘme si elles ne sont pas rappelĂ©es nommĂ©ment. Les deux sont placĂ©es sur la table dont on s’approche, str. 3. Elles sont appelĂ©es deux fois Speise – nourriture », en rappel de Jean 6. Alors que dans le latin, le mot cibus -nourriture » est attribuĂ© deux fois au pain seul panis cibus » str 2, et Caro cibus – chair nourriture ». Dans le latin enfin, Ă  la 7e strophe, le mot Esca – nourriture » dĂ©signe toujours encore le pain seul. La citation du pain et du vin rĂ©unis est donc bien faible dans le chant latin. Le verset 7 de Luther reprend les termes mĂ©dicaux du latin qui dĂ©signent le Christ Medicamen – mĂ©dicament », relevamen – soulagement », et Fasce nos – bande-nous » Ă  la strophe 8. Cette image du Christ mĂ©decin, tirĂ©e entre autres de la parabole du bon Samaritain, Luc 10/34 il s’approcha de lui et le banda », Ă©tait courante Ă  l’époque. De mĂȘme, il reprend l’image de la CĂšne –mĂ©dicament, tirĂ©e de Matthieu 9/12 et parallĂšles Les bien-portants n’ont pas besoin de mĂ©decin, mais les malades. » Ces derniers sont les pĂ©cheurs que le Christ guĂ©rit. Mais comme nous l’avons signalĂ© plus haut dans les commentaires du texte allemand, Luther a une vision plus pastorale et se concentre sur l’attitude d’humilitĂ© du fidĂšle, et sur le fait que l’homme ne peut rien faire pour son salut seuls, le Christ et sa mort, et le sacrement qui les reprĂ©sente, peuvent sauver. Il est clair que Luther s’éloigne du texte latin dĂšs la fin de la 1e strophe. Wackernagel, cĂ©lĂšbre hymnologue allemand du XIXe SiĂšcle, s’est demandĂ© s’il existait un chant tchĂšque dĂ©rivĂ© de ce chant latin, et plus hussite, que Luther aurait pu connaĂźtre. Rien n’a Ă©tĂ© trouvĂ© dans ce sens. De nombreuses incertitudes subsistent donc. Luther avait-il des preuves que ce chant remonte essentiellement Ă  Jean Hus, ou reprend-il une affirmation courante que ce texte Ă©tait de ce dernier ? Johann Jenstein Ă©tait-il peu connu Ă  l’époque de Luther ? Toutes ces questions restent sans rĂ©ponse. En tout cas, Luther a popularisĂ© la figure de Jan Hus en la rattachant si fortement Ă  son chant allemand, qu’il appelle sankt Johannes Hus lied », d’autant plus que Luther fut considĂ©rĂ© comme le Hus redivivus ». PoĂ©tique et mĂ©lodie La poĂ©tique du texte est concise et bien serrĂ©e, il s’agit d’une hymne typique en IV dĂ©coupĂ©e en deux parties de deux vers, la deuxiĂšme, dans le texte de la Weimarer Ausgabe », l’édition de Weimar, commençant par une majuscule. MalgrĂ© la forte domination d’un langage technique et d’une forme pĂ©dagogique, le texte a du souffle et se chante bien sur les mĂ©lodies classiques d’hymnes dans cette coupe. La graphie misterium » pour mysterium » et secula seculorum » pour saecula saeculorum », est courante aux XIVe-XVe SiĂšcles. Les humanistes du XVIe SiĂšcle rĂ©tabliront les graphies latines antiques. Luther a choisi une coupe diffĂ©rente IV sur laquelle se trouve la mĂ©lodie de Hohenfurth de 1410, contemporaine de Hus. Or le chant latin ne peut pas se chanter sur cette mĂ©lodie, ce qui nous renvoie Ă  nouveau Ă  la question Luther avait-il un autre original, tchĂšque peut-ĂȘtre, Ă  sa disposition, sur cette mĂ©lodie, avec une coupe diffĂ©rente ? Aucune rĂ©ponse n’est possible dans l’état actuel des connaissances. Texte latin et Traduction littĂ©rale Texte latin 1. Jhesus Christus, nostra salus, quod reclamat omnis malus, Nobis in sui memoriam dedit in panis hostiam. 2. O quam sanctus panis iste, tu solus es, Ihesu Christe, Panis cibus sacramentum, quo nusquam maius inventum. 3. Hoc donum suavitatis, caritasque deditatis, Virtus et eucharistia Communis gracia. 4. Ave, deitatis forma, dei unitatis norma, In te quisque delectatur qui te fide speculatur. 5. Non es panis, sed es deus homo, liberator meus. Dum in cruce pependisti et in carne defecisti. 6. Non angitur consecratus inconsumptus nec mutatus Nec divisus in fractura totus Deus in statura. 7. Esca digna angelorum, pietatis dux sanctorum Lex moderna appobavit quod antiqua figuravit. 8. Salutare medicamen peccatorum relevamen, Fasce nos, a malis leva, duc nos ubi lex est eva. 9. O quam magna tu secisti qui te Christe, impressisti Vini et panis specie Apparentum in facie. 10. Caro cibus, sanguis vinum, est misteri-um divinum Tibi sit laus et glori-a In seculorum secula. . Traduction littĂ©rale JĂ©sus-Christ, notre salut, 3e personne que tout le mal accusait, À nous en mĂ©moire de lui se donna dans l’hostie du pain. 0h ! que saint est ce pain que toi seul es, JĂ©sus-Christ, 2e personne Pain nourriture sacrement dans lequel jamais rien de plus grand ne fut trouvĂ©. Cest le don de la douceur, 2e personne et la charitĂ© du dĂ©vouement, La force et l’eucharistie action de grĂąces ?, la grĂące Ă©gale pour tous. Salut, image de la divinitĂ©, 2e personne exemple de l’unitĂ© de Dieu, Chacun se rĂ©jouit en toi qui te voit par la foi. Tu n’es pas du pain, mais tu es Dieu- 2e pers. Homme, mon libĂ©rateur, Quand tu pendis Ă  la croix et que tu mourus dans la chair. ConsacrĂ©, il n’est pas diminuĂ©, 3e personne Ne se consume pas, ni n’est changĂ© Ni divisĂ©, quand on le rompt, Dieu entier en sa stature. Nourriture digne des anges, 3e personne conducteur de la piĂ©tĂ© des saints, La loi parole nouvelle a prouvĂ© ce que l’ancienne avait prĂ©figurĂ©. MĂ©dicament salutaire, 2e personne soulagement des pĂ©cheurs, Bande-nous, soulage nos maux, conduis-nous lĂ  oĂč la loi est effacĂ©e. O que grandes furent tes souffrances, 2e pers. toi qui, Christ, as pĂ©nĂ©trĂ© l’espĂšce du vin et du pain sous l’aspect des apparences. Chair nourriture, sang vin, 2e personne est un mystĂšre divin A toi soit louange et gloire aux siĂšcles des siĂšcles. ï»żFĂȘte du Corps et du Sang du Christ19 juin 2022AnnĂ©e Luc – C Avec le Christ ressuscitĂ©,vivons de sa prĂ©sence AccueilFrĂšres et sƓurs, comme chaque dimanche, nous nous rassemblons auprĂšs du Seigneur. En nous offrant son corps et son sang, le Christ fait de nous son corps spirituel et rĂ©alise notre unitĂ©. Au sein de notre humanitĂ© encore divisĂ©e, il rassemble son peuple. 1Ăšre lecture – Gn 14, 18-20 Le pain et le vin que MelkisĂ©dek fait apporter prĂ©figuraient l’eucharistie. PSAUME 109 2Ăšme lecture – 1 Co 11, 23-26 Lire ce passage de l’épĂźtre de Paul aux Corinthiens, c’est faire mĂ©moire de la CĂšne et rendre prĂ©sent pour nous le mystĂšre de la victoire de la vie sur la mort. Évangile Lc 9, 11b-17 HomĂ©lie Textes bibliques LireL’eucharistie qui nous rassemble chaque dimanche s’enracine dans l’Ancien Testament et prend tout son sens dans le nouveau. C’est ce que nous avons pu voir en Ă©coutant les textes bibliques de ce jour. Dans la premiĂšre lecture, nous avons entendu un passage du livre de la GenĂšse. Avec ce rĂ©cit, nous sommes Ă  l’aube de la premiĂšre alliance. Abraham, le pĂšre des croyants a manifestĂ© sa soumission Ă  Dieu. Il a remportĂ© des victoires. Et aujourd’hui, nous le voyons, initiĂ© par MelkisĂ©dek, roi de Salem. Il rend un culte au Dieu trĂšs haut avec du pain et du vin. Il reçoit la bĂ©nĂ©diction de MelkisĂ©dek. L’offrande de la dĂźme au prĂȘtre du TrĂšs-Haut est le signe de son acceptation du culte “selon MelkisĂ©dek”. Au moment oĂč JĂ©sus entre Ă  JĂ©rusalem, il se prĂ©pare Ă  conclure la nouvelle alliance. Il rĂ©alisera le sacerdoce “selon l’ordre de MelkisĂ©dek” avec le pain et le vin. Lui aussi bĂ©nit Dieu. Il apporte la bĂ©nĂ©diction Ă  tous ceux qui cĂ©lĂšbrent le culte avec foi. Mais dans l’Eucharistie, il y a bien plus que du pain et du vin. Par la parole du Christ, ces Ă©lĂ©ments sont devenus son Corps et son Sang. Ce culte nouveau est l’accomplissement de ce qui n’était qu’une prĂ©figuration. L’offrande requise dĂ©passe la simple remise de biens matĂ©riels. Il s’agit dĂ©sormais du don de soi. Dans la seconde lecture, saint Paul nous transmet ce qu’il a reçu. Il s’adresse Ă  une communautĂ© divisĂ©e. Il leur rappelle que si le Christ est mort, c’est pour tous. Nous devons en tirer les conclusions nous ne pouvons pas nous rĂ©unir pour le repas du Seigneur sans ĂȘtre attentifs les uns aux autres ; on doit donc s’examiner soi-mĂȘme avant de manger ce pain et de boire Ă  cette coupe. C’est pour cette raison qu’avant la communion, nous disons “Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir
” L’Evangile nous prĂ©pare Ă  l’Eucharistie. L’évĂ©nement qui nous est rapportĂ© se passe au soir d’une journĂ©e harassante. Les disciples voient bien que la foule a faim ; ils pensent qu’il vaudrait mieux la renvoyer. Mais JĂ©sus ne l’entend pas ainsi ; s’adressant aux Douze, il leur dit “Donnez-leur vous-mĂȘmes Ă  manger !” Et c’est le rĂ©cit de la multiplication des pains. Avec cinq pains et deux poissons qu’on lui apporte, il va rassasier les foules. Cet Évangile est une annonce de ce que sera l’Eucharistie. Nous y retrouvons les mĂȘmes gestes de JĂ©sus au soir du Jeudi Saint “Il prit les pains et les poissons, levant les yeux au ciel, il les bĂ©nit, les rompit et les donna
” voilĂ  quatre verbes que nous retrouvons Ă  chaque Eucharistie. Nous apportons le pain et le vin, fruit de la terre et du travail des hommes, nous reconnaissons que tout vient de Dieu, nous ne sommes pas propriĂ©taires de ces biens qu’il nous donne ; nous n’en sommes que des intendants. Ces richesses nous sont confiĂ©es pour le bien de tous. N’oublions jamais quand nous nous rĂ©unissons pour l’Eucharistie, nous ne sommes pas seuls devant le Seigneur. Toutes les priĂšres utilisent le “nous” “Nous te prions
 nous t’offrons
” Nous sommes avec d’autres qui ont faim de pain, faim d’amour, faim de tendresse et de libertĂ©. Ils sont avec moi et je ne peux pas les ignorer. L’amour du Christ embrasse en son cƓur l’humanitĂ© tout entiĂšre et chacun personnellement. Chaque messe est cĂ©lĂ©brĂ©e pour l’humanitĂ© tout entiĂšre et pour chacun personnellement. Toutefois, il est de tradition dans l’Église d’ajouter une intention particuliĂšre pour laquelle le prĂȘtre cĂ©lĂšbre l’Eucharistie. Tous peuvent demander qu’une messe soit cĂ©lĂ©brĂ©e pour telle ou telle intention ; nous prions pour “la multitude” et tout spĂ©cialement pour ceux qui nous sont recommandĂ©s. Demander de faire cĂ©lĂ©brer une messe, c’est donc entrer dans la priĂšre de JĂ©sus et de l’Eglise ; c’est confier Ă  l’amour infini de Dieu une intention qui nous est chĂšre ; nous pouvons faire cĂ©lĂ©brer une messe pour remercier Dieu, lui prĂ©senter une demande qui nous tient Ă  cƓur. Nous pouvons aussi lui confier nos dĂ©funts car c’est l’amour du Christ qui les libĂšre. Toutes ces intentions particuliĂšres viennent s’ajouter Ă  la priĂšre de toute l’Eglise. Elles sont prĂ©sentĂ©es au Seigneur qui a livrĂ© son Corps et versĂ© son sang pour nous et pour la multitude. L’Eucharistie est une nourriture offerte Ă  tous. C’est ce qui est signifiĂ© quand le prĂȘtre prĂ©sente l’hostie en disant “Voici l’Agneau de Dieu, voici celui qui enlĂšve les pĂ©chĂ©s du monde
” Ces paroles ne s’adressent pas seulement Ă  l’assemblĂ©e prĂ©sente dans l’église mais au monde entier. Le Seigneur prĂ©sent au milieu de nous ne demande qu’à se donner Ă  tous. Si nous nous rassemblons Ă  l’église, c’est donc pour rĂ©pondre Ă  l’invitation du Seigneur. Notre amour pour lui nous amĂšne Ă©galement Ă  des temps d’adoration. Dans certaines Ă©glises, on en organise devant l’ostensoir. Aujourd’hui, l’ostensoir c’est nous nous sommes créés par Dieu pour prĂ©senter son Fils au monde. Nous devons donc nous montrer dignes, extĂ©rieurement et intĂ©rieurement, de cette prĂ©sence. En ce jour, nous te prions, Seigneur que le pain de ta Parole et de ton corps soit la nourriture qui nous permette de devenir signes d’espĂ©rance pour ce monde qui en a bien besoin. Reste avec nous pour que nous soyons les tĂ©moins et les messagers de ton amour. Amen TĂ©lĂ©charger pour imprimer FĂȘte du Saint Sacrement PriĂšre universelle Notre priĂšre jaillit de nos lĂšvres pour confier au RessuscitĂ© les intentions qui s’élĂšvent de nos cƓurs. Pistes pour les pour l’Église, corps du Christ. Que, par le ministĂšre de ses pasteurs, ce corps reste uni dans la diversitĂ© de ses membres ; qu’il garde la faim de se nourrir de la parole de Dieu et cĂ©lĂšbre dans la foi le sacrement de l’eucharistie. Prions pour ceux qui exercent le pouvoir politique. Qu’ils soient attentifs Ă  apporter Ă  tous la nourriture matĂ©rielle et spirituelle dont les hommes ont besoin ; qu’ils servent toujours la dignitĂ© humaine, qu’ils respectent partout la libertĂ© religieuse et travaillent pour la paix et la justice entre les peuples. Prions pour ceux qui vont communier pour la premiĂšre fois ou l’ont fait rĂ©cemment. Qu’ils reçoivent ce sacrement dans la foi ; que cette nourriture fortifie leur foi, entretienne leur espĂ©rance et stimule leur charitĂ©. Prions pour les malades et les personnes seules ou abandonnĂ©es. Que des frĂšres chrĂ©tiens leur apportent le secours de la communion eucharistique s’ils le dĂ©sirent et Ă  tous le soutien de leur prĂ©sence. ConclusionSeigneur notre Dieu, Ă©coute les priĂšres que nous t’adressons aujourd’hui. Fais que tous les hommes reçoivent de ta main les nourritures dont ils ont faim et que tes disciples soient empressĂ©s de leur donner eux-mĂȘmes Ă  manger, nous te le demandons, par JĂ©sus, le Christ, notre Seigneur. dimanche 7 Juin 2015 Éditorial pour la feuille paroissiale de Saint Hippolyte Soyez ce que vous voyez, et recevez ce que vous ĂȘtes » Cette parole de Saint Augustin sermon 272 dit bien le sens de cette fĂȘte du Corps et du Sang du Christ que l’Église nous invite Ă  cĂ©lĂ©brer ce dimanche. Lorsque JĂ©sus, au cours de son dernier repas avec ses apĂŽtres a prononcĂ© les paroles que nous reprenons Ă  chaque eucharistie Ceci est mon corps, ceci est mon sang », il transmettait a ses amis un magnifique message. Tout d’abord, JĂ©sus entendait affirmer que dĂ©sormais, c’est une autre prĂ©sence qui accompagnerait l’humanitĂ© que Dieu aime. Une prĂ©sence spirituelle par laquelle le Christ nous communique toute la puissance de vie qui l’habite, toute la puissance de libĂ©ration et de rĂ©surrection qu’il a manifestĂ© tout au long de sa vie terrestre et particuliĂšrement Ă  travers sa passion et sa rĂ©surrection. Il rĂ©alise ainsi sa promesse citĂ©e Ă  la derniĂšre ligne de l’évangile selon saint Matthieu Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » Les paroles de JĂ©sus Ă  son dernier repas nous introduisaient aussi dans cette Ă©blouissante vĂ©ritĂ© nous sommes son Corps. Comment ne pas citer encore saint Augustin dans le mĂȘme sermon Si vous voulez comprendre ce qu’est le corps du Christ, Ă©coutez l’ApĂŽtre, qui dit aux fidĂšles Vous ĂȘtes le corps du Christ, et chacun pour votre part, vous ĂȘtes les membres de ce corps 1 Co 12,17. Donc, si c’est vous qui ĂȘtes le corps du Christ et ses membres, c’est votre mystĂšre qui se trouve sur la table du Seigneur, et c’est votre mystĂšre que vous recevez. A cela, que vous ĂȘtes, vous rĂ©pondez "Amen", et par cette rĂ©ponse, vous y souscrivez. On vous dit "Le corps du Christ", et vous rĂ©pondez "Amen". Soyez donc membres du corps du Christ, pour que cet Amen soit vĂ©ridique. ». D’une certain maniĂšre, nous pouvons dire qu’en recevant le corps du Christ sous le signe du pain consacrĂ©, JĂ©sus nourrit son corps, il nous nourrit afin que nous grandissions, devenant de plus en plus image de l’image », image du Christ qui est l’image du Dieu invisible » Col 1, 15. JĂ©sus a instituĂ© l’eucharistie afin d’ĂȘtre une nourriture qui permette Ă  tous les membres de son Corps de grandir jusqu’à la taille de l’homme parfait comme le dit l’apĂŽtre Paul il s’agit de construire le corps du Christ, jusqu’à ce que nous parvenions tous ensemble Ă  l’unitĂ© dans la foi et la pleine connaissance du Fils de Dieu, Ă  l’état de l’Homme parfait, Ă  la stature du Christ dans sa plĂ©nitude
 en vivant dans la vĂ©ritĂ© de l’amour, nous grandirons pour nous Ă©lever en tout jusqu’à celui qui est la TĂȘte, le Christ. Ep 4, 12-15. Nous voyons que cette fĂȘte du Corps et du Sang du Seigneur est une invitation Ă  prendre au sĂ©rieux cette croissance du Corps du Christ afin de poursuivre sa mission dans le monde. Aussi comme des membres du Corps du Christ, comme des ressuscitĂ©s en JĂ©sus ressuscitĂ©, recevons avec respect et amour cette nourriture, cette prĂ©sence mystĂ©rieuse du Seigneur. Approchons-nous de la table en faisant le beau geste proposĂ© par saint Cyrille de JĂ©rusalem Lorsque tu t’avances, ne marche pas les mains grandes ouvertes devant toi, les doigts Ă©cartĂ©s, mais fait de ta main gauche un trĂŽne pour la droite qui doit recevoir le Roi ; puis recourbe en creux la paume de celle-ci et prends possession du Corps du Christ en disant Amen. Alors, avec le plus grand soin, sanctifie tes yeux par le contact du corps sacrĂ© et consomme-le ». Ainsi, soyons dans l’action de grĂące pour le don merveilleux que nous fait le Christ JĂ©sus Ă  travers le repas de l’eucharistie. Maurice Fourmond

fete du corps et du sang du christ